Pierre-Michel Joana
Ancien Général de division, 2S

Pierre Michel Joana a consacré 38 années à gérer le volet militaire des crises. A partir de 2004, il s’intéresse à la problématique de sortie de crise, comme chef d’une mission de réforme du secteur de la Sécurité pour le compte de l’Union Européenne en République Démocratique du Congo, puis à l’appui aux capacités africaines de maintien de la paix, comme conseiller spécial de Haut Représentant de l’UE.

A partir de 2010 il s’oriente vers les questions de la violence extrémiste dans la zone sahélo-saharienne (Somalie et ses répercussions régionales-Nigeria- Cameroun, pays du G5 Sahel). Il considère que les propositions d’appui à la réduction de cette violence doivent évoluer vers la satisfaction d’une demande sincère, élaborée par les bénéficiaires, en coopération avec les bailleurs et prenant réellement en compte, au niveau national mais aussi régional, les spécificités politiques et géopolitiques, les défis sécuritaires, ainsi que les aspects culturels, sociaux, et sociologiques des bénéficiaires.

Emmanuel de Romémont
Ancien Général de corps aérien, 2S

Emmanuel de Romémont est diplômé de l’École de l’Air (79), de l’IEP de Strasbourg, de l’École de guerre aérienne aux États-Unis et du collège de l’OTAN. Ancien auditeur de l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale et du Centre des Hautes Études Militaires, Emmanuel de Romémont a occupé différentes fonctions de commandement au sein de l’Armée de l’Air et de la Délégation aux affaires stratégiques. Il a également été la plume du Chef d'État-major de l'Armée de l'Air et rapporteur au sein de la présidence de la commission du Livre Blanc sur la défense et la sécurité nationale (2008).

Depuis son départ de l’institution militaire, il a développé ses activités autour de l’enseignement (relations internationales & questions stratégiques, leadership & gestion du changement, l’accompagnement et  projets d’envergure en rapport avec la sûreté, la géo-intelligence, la sécurité, l’aéronautique, la culture, l’éducation, l’environnement et l’aide au développement.

Michael Kirtley
Journaliste

Michael Kirtley est grand reporter, journaliste, cinéaste et photographe. Il est également auteur, conseiller en communication et image, fondateur d’ONG. Il est actuellement un commentateur régulier sur France 24, essentiellement sur les questions concernant le terrorisme, le Maghreb, l’Afrique et la politique en Amérique. Il a reçu l’honneur d’être désigné parmi les « Sloan Scholars » à l’Ecole de Management de MIT, et a obtenu son diplôme en psychologie au Amherst College.

Fin connaisseur et amoureux du Sahel depuis plus de 40 années, Michael Kirtley salue la création du Réseau de Réflexion Stratégique sur la Sécurité au Sahel (2r3s) qui, par son réseau, sa matière grise, et son ambition détient le potentiel d'apporter une vraie différence, aussi bien dans la réflexion stratégique sur les questions concernant la sécurité au Sahel que dans le renforcement de ses capacités humaines.

Manuel Lopez Blanco
Ancien Haut fonctionnaire

Manuel Lopez Blanco est retraité, depuis 2013, du Service Européen d’Action Extérieur (SEAE- UE) où il occupait les fonctions de Directeur de l’Afrique Occidental et Centrale. Il a occupé plusieurs postes au sein de la Commission Européenne (relations extérieures). Entre 1998 et 2002, il a notamment occupé le poste de Chef de Délégation-Ambassadeur de la CE auprès du Mexique (et Cuba, non-résident), puis au Sénégal (Gambie et Cap Vert, non-résident).

Selon Manuel Lopez Blanco, la création du Réseau de Réflexion Stratégique sur la Sécurité au Sahel (2r3s), permet de créer les conditions d’un débat impartial et objectif, dans le but d’aider à une réflexion holistique, entre experts, chercheurs et praticiens, sur ces questions et problématiques, que les pays du Sahara-Sahel et de l’Afrique de l’Ouest autant que l’Europe, confrontent aujourd’hui. Pour lui, le réseau doit permettre l’analyse des discours, stratégies et pratiques énoncés et mises en œuvre par les acteurs locaux et internationaux et identifier, le cas échéant, les insuffisances dans les analyses et le rôle des stratégies de pouvoir.